1. Les 7 péchés bachiques, selon Oenos (Déesse Grecque de la Loire!)

    Les bonnes résolutions de la rentrée ce n’est pas pour Eva d’Oenos  qui  nous invite à confesser nos 7 péchés capitaux bachiques à travers ce petit jeu interactif :

    Taguer (ou dénoncer ?!) 5 personnes ou  blogueurs qui devront ensuite se plier à l’exercice à leur tour et révéler sur leur blog leurs confessions…les plus inavouables !

    Je reprends donc les 7 questions d’Eva, puis, je te tague, tu me tagues il se tague nous nous taguons : bref, on se retrouve tous à la rentrée ?

    1. L’avarice : Quelle bouteille avez-vous trouvé outrageusement bonne malgré un prix honteusement bas?

    Sans hésiter une seconde je reconnais avoir triché à maintes reprises avec le Bordeaux Supérieur d’Olivier Cazenave Château de Bel en le faisant déguster à l’aveugle en carafe et en laissant mes bons Zamis s’exclamer devant « la race inimitable d’un grand cru classé du Médoc » sic !….

    …Une expérience officiellement réalisée  par  ailleurs et par différents comités de dégustation …avec les mêmes résultats. Le tout à 8€ …Miam !


    D’ailleurs j’ai tourné le thème ‘Vins de garage’ avec ce vigneron dans ma série Un Verre de Terroir, que je vous mets en ligne ici …Et Hop

    Comprendre les vins de garage avec Olivier Cazenave

    2. La paresse : Quel vin n’avez-vous jamais goûté par flemme de vadrouiller dans X cavistes pour le trouver?

    Une réponse détournée pour constater que chez certains, la paresse ou la flemme consiste à préférer rester là où l’on ‘déguste’ plutôt que de rentrer chez soi …

    A gauche sur la photo: David d’Oenothèque, initiateur des soirées “Tasting”
    …Le paresseux lui, souhaite rester anonyme

    PS : selon Jean Pierre Gauffre dans son Petit Dictionnaire absurde & impertinent : « ‘Déguster’ est un excellent moyen de se regarder dans la glace le lendemain matin quand on aime le vin plus que de raison »

    3. La luxure : Dans quel vin aimeriez-vous prendre un bain ?

    Dans une belle cuve avec un début de fermentation pour faire monter le CO2 à la tête et connaître un paradis artificiel à la Baudelaire.
    …Si possible dans une cuve bois de Mazis Chambertin de chez Faiveley

    …Mais de préférence avec Karine Valentin, ou Aurélia Fillon (quitte à rester enfermés dans un foudre autant avoir une conversation du tonnerre )


    4. L’envie : Quel vin dégusté sans vous par l’un de vos amis ou connaissances vous a fait le plus envie (et enragé)?

    Souvenir enragé de l’un de mes Zamis statisticien de son état, (non il ne s’agit pas de Bernard Burtschy) qui, en mon absence, me pique une bouteille dans MA cave constatant que l’échantillon en main n’était  visiblement pas représentatif de l’ensemble de la population…Et pensant que ‘Tokai’ c’était encore un p’tit vin d’Alsace…

    J’ai donc traversé une longue période de deuil pour oublier ce Tokaji Aszu Essencia Disznókö 1989 achetée à un maître d’hôtel croisé dans un ascenseur d’une société du CAC 40 (Oui, le haut patronat a du goût) qui en charriait 3 ou 4 caisses.

    Bon, il faudra que je prenne contact avec Christian Seely chez Axa Millésimes pour en retrouver. (Ps : il est également blogueur !)

    5. La gourmandise : Quelle bouteille pourriez-vous siffler tout seul d’une seule traite ou presque?

    Siffler une bouteille tout seul n’est pas un péché mais une hérésie non pratiquée.

    …En revanche déguster avec gourmandise façon Alexis Goujard de nombreuses bouteilles afin de mettre à l’épreuve notre capacité à identifier les strates du sous sol des terroirs correspondant aux six magnums de champagne et cinq bouteilles de vin ouvertes ce soir là …. Est un péché mignon que notre joyeuse bande d’amateurs tend à répéter à la réception du même sms sur nos téléphones mobiles affichant: « Tasting ce soir ».
    Et là, on sait que l’on va déguster !!!

    6. La colère : Quel vin vous a tellement déçu que vous l’avez jeté de colère après l’avoir dégusté?

    Magnum de Corton Vergennes 1998 de chez Chanson  avec un goût de bouchon de la taille d’un pot de moutarde à l’ancienne…Toujours agréable quand vous avez douze personnes à table qui lèvent les bras au ciel en s’exclamant de joie en vous voyant débarquer avec une bouteille pareille en main(s)…

    A souligner : le représentant de la maison Chanson a qui je rapportais LE fait m’a immédiatement changé la bouteille lors de mon dernier passage à Beaune.
    Donc, si cela vous arrive : un gentil message au vigneron sur un papier taché de vos larmes fait généralement oublier la déception.

    7. L’orgueil : Quelle bouteille pensez-vous être le seul à pouvoir apprécier à sa juste valeur?

    Une telle bouteille correspond à un moment d’histoire personnelle, à un souvenir, à une attention : une bouteille volontairement oubliée dans un coin de cave en pensant au prochain passage d’un ami qui vous l’a offerte, une autre qui est un cadeau d’une femme qui vous a quittée …et que vous retrouvez !…Ou encore, quelques bouteilles placées sous scellés pour la naissance d’un enfant, destinées à être ouvertes le jour de son mariage.

    Dans mon cas :

    - Pommard Clos des Epenots 1997 Comte Armand  offerte en 2000 par une femme qui m’a quitté …Et que j’ai retrouvée. (Bon, en fait, on ne sait pas bien qui a retrouvé qui, mais ça n’est pas grave, tant qu’on la boit ensemble…)

    - Egly Ouriet 1999 pour le mariage de mon fils. (Bon, je n’ai que deux Egly: il serait donc préférable que mon fils organise une fête en petit comité… Et que je me ‘Francisse’ l’Egly tout seul!)

    En conclusion le pire des péchés bachiques ?:
    Conserver précieusement ses plus beaux flacons et ne servir à ses amis que le ‘vin des copains’ en pensant qu’ils ne pourront pas apprécier vos trésors.

    La valeur d’ un cadeau est proportionnelle à celle qu’il a à vos yeux alors…Pas de radinerie !

    il y a 2 ans  /  1 note

    1. obiwinejj a publié ce billet