Amateurs ? Devenez connaisseurs !

  1. Pour cette édition ‘Syrah’ des Vendredis du Vin #46, je vous emmène surfer sur les pistes noires de Cornas, sur ces pentes vertigineuses  qui produisent les vins les plus denses et les plus puissants de la Vallée du Rhône.

    Par chance et au lieu de passer du temps à vous abreuver d’un long discours écrit, je vous ressert cet épisode de notre série ‘Un Verre de Terroir’ véritable cours de dégustation / débat avec Jean Luc Colombo -œnologue vigneron- autour de sujets polémiques tels que l’irrigation, l’effet millésime, des distinctions entre Syrah du nouveau monde et Syrah de la vallée du Rhône….

    En dégustant 3 vins issus de parcelles différentes pour mieux mettre en valeur l’influence des sols, nous découvrons la grande finesse de ces vins réputés solides et forts.

    Regardez l’épisode jusqu’au bout, avec Anne Colombo, également œnologue et qui, écornant au passage les buveurs d’étiquettes, souligne les compétences  des femmes en dégustation…Une fois n’est pas coutume.

    Qu’il s’agisse des coteaux étroits et escarpés des Cornas, Côte Rôtie, et Hermitage au Nord ou bien des espaces plus vastes des appellations du Sud, la vallée du Rhône EST le royaume de la Syrah.
    Pensez qu’il y a encore un siècle le roi Bordeaux avait l’habitude de l’ajouter à ses assemblages et que l’on ‘hermitageait’ le Lafite …! Une expérience aujourd’hui renouvelée de manière intéressante avec la cuvée très confidentielle ‘XIXème siècle’ du Château Palmer .
     
    Alors si vous aussi, vous avez besoin de caresses…Une ‘belle Syrah’ fera son office.

    Thématiques :
    -       Sur les pistes noires de l’appellation Cornas.
    -       Différence entre Syrah du Rhône et Syrah du nouveau monde.
    -       Technique : pour ou contre l’irrigation ?
    -       Le parcellaire : 3 Vins, 3 parcelles pour une même appellation . Dégustation comparative
    -       Les mots de la dégustation.
    -       Les hommes et les femmes en dégustation.

    Il y a 6 jours  /  0 notes  /  Source : obiwine.com

  2. Porquerolles, l’île aux trésors, bien connue des nombreux touristes qui l’assaillent en haute saison estivale pour venir y trouver un bout de nature sauvage préservée, révèle d’autres secrets à l’amateur de vin, en quête des références incontournables de la Méditerranée.

    Si vous doutez de l’impact du terroir sur la personnalité d’un (grand) vin, une dégustation - quelle que soit la couleur- au Domaine de la Courtade vous éclairera :  l’île étant souvent brûlée par le soleil d’été, on s’attend à trouver, comme partout en Provence, des vins hauts en degrés et un peu compotés… C’est tout l’inverse qui se produit : le terroir de la Courtade, composé de schistes, apporte de la minéralité et de la tension aux vins auxquels l’influence maritime vient apporter, en plus, de la fraîcheur.

    Si la qualité d’un vin provient de la magie d’un terroir, elle doit aussi beaucoup au génie d’un homme, Richard Auther qui, au côtés de Laurent Vidal,le propriétaire, s’est imposé très tôt une agriculture biologique, en hommage à la beauté de son site.

    Un homme qui, avouant ne pas aimer l’alcool, est capable de présenter aux amateurs du monde entier des vins titrant un bon degré de moins, tout en conservant une belle matière avec beaucoup d’élégance.

    …C’est peut-être ça l’équilibre.

    Alors, touristes égarés, passez votre chemin ! Ici on élabore un grand vin ! Comme Porquerolles, qui est un parc naturel classé, le Domaine de la Courtade  mériterait bien d’être reconnu Cru Classé de Provence.
    Et si au hasard de votre promenade sur l’île, vos pas vous mènent à la Courtade, vous serez tout de même bien accueillis par Richard ou par Laurent , toujours disposés à faire comprendre leur différence… Et leur exigence.

    Vin d’une île,  vin de rêve…


    Vins dégustés et disponibles ici:

    La Courtade blanc
    Alycastre rosé
    La Courtade rouge

    Il y a 2 semaines  /  0 notes  /  Source : obiwine.com

  3. De l’art ou du cochon ? Qui est farce et qui est dindon? VdV #45 

    L’art et le vin :  association calculée ou simple cohérence d’univers ?

    L’industrie du luxe est championne de la  création d’univers parallèles auxquels elle VEUT s’identifier et auxquels elle VEUT associer fripes et bijoux. Autrement dit, le potentiel acheteur d’un T Shirt Dolce & Gabbana serait prêt à le payer plus cher parce qu’il s’identifie à l’univers  légèrement trash branchouillé crée par la marque.

    Bon, avec le vin c’est pareil et c’est du déjà vu:
     
    J’associe mon vin avec le monde de l’art parce-que :

    1/ Cela me permet de survaloriser ma bouteille,
    2/ Cela laisse à penser que mon vin est une œuvre d’art,
    3/ Cela fait bien.


    …Raccourcis faciles qui aboutissent à une conclusion simpliste : celle d’une association calculée. Le dindon c’est vous et moi qui achetons cette bouteille ‘artistée’ avec l’idée de faire partie du même monde, bref avec le sentiment ‘d’en être’ :)

    A vous donc de décider de ne pas vous faire farcir…

    Moi, je n’ai jamais aimé les associations forcées et dictées par la volonté de ‘faire bien’ (on appelle cela du snobisme!) Si j’étais vigneron, je chercherais un autre univers : l’architecture (celle qui dure), le cinéma, la musique (pas classique : déjà vu!) et enfin -et surtout- la gastronomie : back to basis!

    A ce titre la cuisine relève davantage à mes yeux de la création artistique car elle couvre une autre dimension : celle de l’œil ! En composant son assiette le chef cuisinier se rapproche de l’artiste et de sa palette de couleurs, sans oublier le travail des matières … il est donc plus artiste que le vigneron qui, à en croire certains, ne font rien puisque le terroir fait tout  (ça va, je rigole!)

    (Ceux qui ne sont pas convaincus de la dimension esthétique de la cuisine pourront lire les Chroniques Gourmandes d”Ici Maintenant’ et surtout voir les photos des artistes culinaires qui me font saliver à chacune de ses publications Facebook)


    Le vin une œuvre d’art ?

    Une œuvre d’art est pour moi la traduction d’une émotion à l’œil…Ou au goût. Alors oui, dans ce cas, le vin est  une création artistique (notamment quand il y a de la profondeur, de la race, une expression pure d’un cépage, un soupçon de goût du sol) mais il faut dans ce cas reconnaître qu’il existe de très nombreux artistes méritants,  sur chaque appellation. Le prix d’une œuvre remarquable ne devrait donc pas dépasser les 20 /25€!

    Hélas! En vous écrivant je pense aux superbes cuvées de Coteaux du Languedoc du Domaine Peyre Rose au velouté et au soyeux délicieux

    avec lesquelles je m’amuserais à reproduire l’ambiance de ce tableau de Joseph Danhauser: Vin, femmes et chant (1839)

    …si le prix de vente de ce vin d’artiste ne s’était envolé pour atteindre aujourd’hui 70 €la bouteille…

    A ce sujet, je trouve l’interview (disponible en bas de cet article) d’Alain-Dominique Perrin, étonnante: Président de la fondation Cartier pour l’art contemporain et vigneron propriétaire à Cahors, l’association art et vin serait  pour lui…Facile et naturelle…Et bien pas du tout :

    “Certains  vins  sur des grands terroirs deviennent …Chers…De là à dire que ce sont des produits de luxe moi je ne suis pas d’accord”. (On notera au passage l’association art et luxe…)

    “Philippe de Rothschild avait fait appel à des artistes pour renouveler ses étiquettes. C’est bien la preuve qu’il ne considérait pas son vin comme une œuvre d’art”

    Bref, comme le dit Vincent Pousson : “Ce n’est pas de l’art c’est juste du vin”

    Pour d’autres, “Faire du vin, c’est tout un art”!

    Lors du tournage de l’épisode sur les Crus classés de Côtes de Provence,  j’ai posé la question à Bernard Teillaud, propriétaire du Château Sainte Roseline:
    “Pourquoi cette association art et vin ?”
    “Et bien par goût”, avant de conclure “Faire du vin, c’est tout un art”!

    (voir l’extrait en bas de cet article)

    Sculptures monumentales de Jime Dine au Château Sainte Roseline

    Les vrais amateurs ouvrent donc parfois leur propriété au monde de l’art pour en faire profiter leurs visiteurs sans pour autant appliquer à leur tarif une ‘prime à la culture’.

    De fait, à l’association ‘art et vin’ correspondent différents adjectifs valorisants : cultivé, fin, intellectuel, délicat, esthète, érudit, bref…Celui qui sait !

    Mais, à la réflexion, il ne sert à rien de vouloir défaire une association plusieurs fois séculaire…Peine perdue :

    « L’Art et le Vin servent au rapprochement des hommes » Goethe

    …Et puis de toutes les façons:

    “Jamais homme noble ne hait le bon vin”, dixit François Rabelais

    Haaaa on comprend mieux !

    CQFD

    Il y a 1 mois  /  0 notes  /  Source : blog.obiwine.com

  4. Le vin une œuvre d’art ?
    L’interview d’Alain-Dominique Perrin, est étonnante : Président de la fondation Cartier pour l’art contemporain et vigneron propriétaire à Cahors, l’association art et vin serait  pour lui…Facile et naturelle…Et bien pas du tout :

    “Certains  vins  sur des grands terroirs deviennent …Chers…De là à dire que ce sont des produits de luxe moi je ne suis pas d’accord”. (On notera au passage l’association art et luxe…)

    “Philippe de Rothschild avait fait appel à des artistes pour renouveler ses étiquettes. C’est bien la preuve qu’il ne considérait pas son vin comme une œuvre d’art”

    Il y a 1 mois  /  0 notes  /  Source : blog.obiwine.com

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    “Faire du vin, c’est tout un art”!

    Lors du tournage de l’épisode sur les Crus classés de Côtes de Provence,  j’ai posé la question à Bernard Teillaud, propriétaire du Château Sainte Roseline:
    “Pourquoi cette association art et vin ?”
    “Et bien par goût”, avant de conclure “Faire du vin, c’est tout un art”!

    Il y a 1 mois  /  0 notes  /  Source : blog.obiwine.com